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Notre pays n'a enregistré aucun cas suspect de grippe A/H1N1 ou « grippe porcine » qui focalise l'actualité sanitaire internationale depuis la découverte des premiers cas au Mexique en avril et préoccupe les scientifiques. Pour autant, l'on doit poursuivre les efforts de prévention.
La confirmation a en été donnée par le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, et son homologue de l'Élevage et de la Pêche, Mme Diallo Madeleine Bâ, lors de la 172è réunion du Comité technique de coordination de lutte contre la grippe aviaire, tenue mercredi dans les locaux du ministère de l'Élevage et de la Pêche. Était aussi présent Kafougouna Koné, le ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales. La grippe A/H1N1 est une maladie causée par un virus à potentiel épidémique. 20 pays sont déjà touchés sur tous les continents. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a même élevé son niveau d'alerte à 5 sur une échelle de 6. L'on a enregistré de par le monde à la date d'aujourd'hui plus de 1150 cas dont une trentaine de décès. Notre pays n'est pas concerné par ces statistiques mais doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour préserver les populations. Un comité de gestion des épidémies suit donc régulièrement l'évolution de la situation.
En outre, les agents de l'aéroport international de Bamako Sénou suivent une formation en surveillance épidémiologique. Ainsi ils pourront détecter d'éventuels cas suspects et les référer aux services compétents. Des dispositions sont prises pour renforcer le stock de Tamiflu disponible au niveau du département de la Santé. Ce médicament indiqué contre le virus H5N1 de la grippe aviaire est aussi efficace contre la grippe A. Un stock de sécurité de 9 740 comprimés est disponible sur place, a rassuré le ministre de la Santé. Son homologue de l’Elevage et de la Pêche a expliqué la nécessité pour nous de continuer à renforcer la surveillance épidémiologique car la situation ne cesse d'évoluer. Selon l'OMS, le niveau d'alerte 6 ne sera activé que lorsqu'un nouveau foyer de contamination autonome serait découvert dans une deuxième région du monde.
Le ministre de la Santé a, lui, précisé que le diagnostic biologique de la grippe A ne se fait pas dans notre pays pour le moment. Il n’y a pas non plus de vaccin disponible à l'échelle planétaire à ce jour mais des recherches sont en cours pour la production d'un vaccin. L'organisme spécialisé des Nations Unies plaide pour la production rapide de ce vaccin. Oumar Ibrahima Touré a rappelé que la grippe porcine causée par le virus A/H1N1, est une maladie qui affecte le système respiratoire. Elle se manifeste entre autres par la fièvre, les maux de tête, les courbatures, l'écoulement nasal, la toux, des éternuements, des nausées, une inappétence, une diarrhée et des vomissements. Ces signes peuvent parfois se compliquer avec une pneumonie ou d'autres problèmes respiratoires. La menace de la grippe A réside dans son mode de transmission. Selon les spécialistes, elle se transmet par les gouttelettes émises dans les toux ou éternuements, en touchant les surfaces ou en étant en contact avec de objets contaminés. La lutte contre la grippe A concerne tout le monde. Les efforts doivent converger pour mener des actions de prévention contre cette pathologie. Le général Kafougouna Koné a souligné la nécessité d'intensifier l'information du public. Les mesures prises sont rassurantes mais avec l'engagement de chacun nous serons à l'abri d'une surprise, a jugé le ministre Koné. Le CTC intègre la lutte contre la grippe A/H1N1 dans ses activités. Cette mission lui a été dévolue par le conseil des ministres. Ainsi le comité a élaboré les textes sur la prévention, les plans et programmes de lutte aussi bien chez la volaille qu'en cas de pandémie. B. DOUMBIA
Journal l'Essor du 08 mai 09 |