Décret N°07-383/P-RM du 03 Oct. 2007, Portant Nomination des Membres du Gouvernement  
  Décret N°07-387/P-RM du 15 Oct. 2007, Fixant Les Attributions Spécifiques des Membres du Gouvernement  
  Décret N°07-388/P-RM du 15 Oct. 2007, Fixant les Intérims des Membres du Gouvernement  
  Décret N°07-393/P-RM du 23 Oct. 2007, Portant Répartition des Services Publics Entre la Primature et les Départements Ministériels  
     
     
     

Grands chantiers

LE DEVELOPPEMENT DES INDUSTRIES ANIMALES

Le Mali est un grand pays d'élevage. En 2004, le cheptel du pays était estimé à 7,1 millions de bovins, 18,5 millions d'ovins/caprins, 0,6 million de camélidés, 0,7 million d'asiniens et plus de 22 millions de volailles. Le secteur de l'élevage contribue à hauteur de 10% à la formation du PIB. Il est le 3éme secteur d'exportation après l'or et le coton.

Nous devons reconnaître que jusqu'à présent l'élevage n'a pas bénéficié de tout le soutien nécessaire à son développement, même s'il est maintenant érigé en département ministériel. Ainsi, dans le programme triennal de développement 2004-2006, d'un montant de 261 milliards de FCFA, 91,6% sont destinés à l'agriculture et seulement 3,6% à l'élevage. Ce déséquilibre sera corrigé dans le programme triennal 2007-2010.

Le secteur présente des opportunités d'investissement dans le domaine agroindustriel. C'est d'abord le cas de la filière laitière. La production de lait s'élève à plus de 600.000 tonnes par an. Cette production est très peu transformée tandis que le Mali importe entre 15 à 20 milliards de FCFA de lait et produits laitiers chaque année.

Il y a là une opportunité d'investissement qu'il convient de promouvoir auprès des opérateurs nationaux et/ou étrangers (voir chapitre VI sur le développement des PME).

Par ailleurs, la crise ivoirienne a montré la fragilité des exportations du bétail sur pied. S'il est vrai que d'autres destinations ont été renforcées (Sénégal, Sierra Léone, Guinée Conakry), il importe néanmoins de favoriser l'exportation des carcasses de viande et de diversifier les débouchés en dehors de la région.

Pour autant, sur la période qui s'achève, le sous-secteur Elevage a connu de nombreuses réalisations à travers essentiellement la mise en œuvre des Projets de Développement de l'Elevage Nord-Est, Elevage Liptako Gourma et Gestion durable du bétail ruminant endémique, la construction de marchés à bétail, de marchés à volailles, de points d'eau pastoraux et l'amélioration sensible de la santé animale, notamment la déclaration internationale du Mali comme pays indemne de l'infection de la peste bovine. En perspective, pour les cinq ans à venir, les activités seront marquées par la mise en œuvre :

  • du Programme quinquennal d'aménagements pastoraux (2008-2012 pour un coût de 23,4 milliards de FCFA) ;
  • du Programme d'Appui au Développement de l'Elevage au Sahel Occidental (PADESO) pour 8,3 milliards de FCFA ;
  • du Projet d'Appui au Développement de l'Elevage dans la zone Kayes-Sud pour 13,6 milliards de FCFA ;
  • du Projet de Développement de l'Aviculture - Phase II pour 12,5 milliards de FCFA ;
  • et des Plan de contingence et Programme à moyen et long termes contre la grippe aviaire;
  • valorisation du lait cru local;
  • industrialisation de la production de viande rouge.

Le PDES considère le sous-secteur élevage comme un levier promoteur de croissance économique durable et une source importante de création d'emplois, de revenus et de devises. Aussi, pour encourager les investissements dans ce domaine, l'Etat contribuera à la création et à la modernisation des infrastructures d'abattage et de transport.

LE DEVELOPPEMENT DES RESSOURCES HALIEUTIQUES

Le sous-secteur de la pêche se caractérise par un réseau hydrographique dense, une production importante oscillant entre 100 000 à 120 000 tonnes par an, de l'emploi pour environ 500 000 actifs avec un savoir faire technique issu d'une longue tradition de pêche. L'objectif est d'accroître la contribution du sous-secteur pêche au Produit Intérieur Brut, à la création d'emplois et à l'augmentation des revenus des populations. Nous l'avons érigé en département ministériel pour la première fois, doté d'un service central et de services régionaux et subrégionaux d'encadrement.

L'orientation nouvelle imprimée porte sur l'opérationnalisation des programmes du Schéma Directeur de Développement de la Pêche et de l'Aquaculture (SDPA), dont l'un des axes stratégiques concerne l'aménagement des pêcheries et le développement de toutes les formes d'aquaculture.

Il en est découlé la mise en œuvre de projets tels que le projet pilote de Sélingué (PP1), l'appui à la valorisation de la pêche artisanale, le développement de la pêche continentale dans le Delta central du Niger, la construction de débarcadères à Carrières et Farabana pour un coût global de 20,3 milliards de FCFA.

Le PDES sera attentif dans les cinq ans à venir aux actions suivantes :

  • la mise en œuvre du Programme quinquennal d'aménagements piscicoles pour un coût de 13 milliards de FCFA ;
  • la mise en œuvre du Projet de développement de la pêche traditionnelle dans le basin du fleuve Niger pour un coût de 3,5 milliards de FCFA ;
  • la mise en œuvre du Programme d'appui au développement de la pêche dans le bassin du fleuve Sénégal pour un coût de 1,5 milliards de FCFA ;
  • la mise en œuvre du Projet de construction d'un marché moderne à poisson à Bamako d'un coût de 2,2 milliards de FCFA.

Au total, c'est à travers la mise en œuvre effective des composantes agricoles du PDES que nous lutterons efficacement contre l'insécurité alimentaire.

 

 
  République du Mali  
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